La Mauritanie

La Mauritanie est située au Nord-ouest de l’Afrique et a obtenu son indépendance de la France le 28 Novembre 1960. Mokhtar Ould Daddah en a été élu 1er Président le 20 Août 1961 et lui a donné le nom de République Islamique de Mauritanie bien qu’elle ne suive pas, à proprement parler, les lois et les règles d’un Etat islamique comme le fait par exemple l’Arabie Saoudite. Peu peuplé ce pays est habité par plusieurs tribus nomades de religion islamique.
La première tâche à accomplir pour le premier président a été d’unifier les différentes tribus arabes, africaines noires et les esclaves, et de rejeter les prétentions marocaines sur la Mauritanie. Il a eu aussi à mettre sur pied une nation à partir de rien, à se construire une capitale et à créer une infrastracture. Le Maroc ne reconnut l’indépendance de la Mauritanie qu’en 1969. Mokhatar Ould Daddah a gouverné la Mauritanie de 1960 jusqu’à son renversement le 10 Juillet 1978 par un coup d’Etat militaire.
La Mauritanie peut être décrite en queques Mauritania comme le pays Mauritania le Sahara se termine et Mauritania les conditions élémentaires de la vie se retrouvent réunies. Sa situation géographique revêt une importance de tout premier ordre; le sable, l’aridité du climat et le vent déterminent tout, les quantités d’eau disponibles conditionnent les niveaux de subsistance à travers les vastes étendues du pays.
60 pour cent du territoire de la Mauritanie se trouve localisé dans la zone saharienne et la moité de cette surface est constituée d’immenses étendues monotones de sable et d’espaces vides, interrompues seulement par des région de dunes, de plateaux rocheux, de collines, d’oueds et d’oasis, avec, le long du cours du fleuve Sénégal, des forêts et des prairies. Le pays a une façade atlantique; au Nord se trouvent le Maroc et l’Algérie, à l’Est et au Sud-Est c’est le Mali, au Sud, c’est le Sénégal. Avec une superficie totale de 1,031,000 km2, ce pays à peu près la superficie de la France et de l’Espagne réunies et a toujours été, traditionnellement, une région importante du monde islamique avec des liens étroits le liant aux peuples berbères et arabes de l’Afrique du Nord.

ECONOMIE

Avant l’indépendance, l’économie locale était traditionnellement basée sur l’élevage de bétail et sur une agriculture de subsistance et les nouveaux dirigeants ont eu à créer de toutes pièces une économie moderne qui n’entre pas en conflit avec cette économie traditionnelles de subsistance.
Les deux principales ressources de la Mauritanie, qui comptent pour 90 pour cent de ses exportations totales et de ses rentrées de devises étrangères sont: d’une part ses dépôts considérables de minerai de fer, et d’autre part son littoral maritime qui est une des plus abondantes zones de pêche du monde, mais la sur exploitation de cette zone de pêche côtière par les Russes, les Espagnols et par d’autres puissances étrangères constitue une menace pour cette importante source de revenus, qui est même, à l’exportation, une source de revenus plus importante que l’exploitation du minerai de fer. Dans les années 90, la sécheresse et une mauvaise gestion des affaires économiques ont entaîné des dettes importantes vis-à-vis de l’étranger. Au début de l’an 2000 la Mauritanie a demandé un allègement de ses dettes dans le cadre de l’Office d’Aide aux Pays Pauvres Lourdement Endettés (H.I.P.C.) et en Décembre 2001 a obtenu le soutien financier de pays donateurs et prêteurs à l’occasion d’une réunion triennale d’un group d’étude consultatif.
Le fonds monétaire international (I.M.F.) s’est trouvé impliqué dans des réformes économiques et dans des mesures de descipline fiscale en mettant au point un nouveau Code approuvé d’investissements qui a permis de faciliter les investissements étrangers à partir de Janvier 2002. Heureusement pour la Mauritanie, du pétrole et du gaz ont été découverts à Chinguetti et dans la région de Tiof et également offshore sur la façade maritime.

POPULATION

La population s’élève à 2,754,000 habitants et est composée principalement d’Arabes nomades et de Berbères origine noire, connus sous le nom de Maures qui ont habité la Mauritanie depuis les débuts de l’histoire en même temps que d’autres minorités noires (comme les Foulbés, les Toucouleurs, les Soninkés, les Ouolofs et les Bambaras).

LANGUES UTILISÉES

L’Arabe est la langue nationale, mais le français est très utilisé comme moyen de communication et dans les relations commerciales, Dans les rues et sur les marchés, les Maures parlent le dialecte arabe Hassaniyya; les autres groupes minoritaires parlent différentes langues comme le Soninké, le Pulaar et le Ouolof qui appartienment à la famille des langues du Niger-Congo, une branche des langues de l’Afrique de l’Ouest.
Environ 20 pour cent de la population sait lire et écrire, soit en arabe, soit en français. L’enseignement moderne suit le modèle français et obtient de bons résultats. Un enseignement supérieur peut être obtenu dans la capitale Nouakchott, mais le plus souvent à l’extérieur du pays et tout spécialement en France.

LES PARTIS POLITIQUES

Un amendement constitutionnel de 1965 a interdit tous les partis d’opposition et fait du Parti du Peuple Mauritanien le Parti officiel de l’Etat. En 1991 une nouvelle constitution, mise en référendum national, a été approuvée le 12 juillet 1991. Cette nouvelle constitution a ratifié et les partis politiques ont été légalisés. Vers le milieu de l’an 2000 il y avait environ 20 partis enregistrés officiellement. Ces partis politiques reposent sur une base tribale, le parti au pouvoir étant le “Parti Républicain démocratique et social” dirigé par le Président élu Ould Taya.

CONSTITUTION

La Constitution reconnait 3 formes de pouvoir: le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire avec évidemment comme pouvoir prédominant celui du Président de la République.

LES COUPS D’ETAT MILITAIRES DE MAURITANIE

Le premier coup d’Etat eut lieu le 10 Juillet 1978 contre le premier Président mauritanien Mokhtar Ould Daddah qui avait dirigé ce pays depuis son indépendance le 28 Novembre 1958. Ce coup d’Etat était dirigé par le Colonel Mustapha Ould Salek, qui fut lui-même renversé par la force le 3 Juin 1979. Il fut alors remplacé par le Colonel Mohamed Ould Louly. Le 4 Janvier 1980, un autre coup fut dirigé par le Colonel Mohamed Khouna Ould Haidalla qui prit la place de Ould Louly. Le 12 Décembre 1984 Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya et Ely Ould Mohamed Vall renversèrent le Colonel Mohamed Khouna Ould Haidalla. Le 3 Août 2005 les Forces militaires et de Sécurité, dirigées par le Colonel Ely Ould Mohamed Vall renversèrent le Président Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya. Le 6 Août 2008, l’Armée dirigée par le Général Mohamed Ould Abdel Aziz prit le pouvoir dans un coup sans effusion de sang et remplaça le Président élu Sidi Ould Cheikh Abdallahi.

LE COUP D’ETAT DU 3 AOÛT 2005

Le 3 août 2005, un coup d’Etat dirigé par le colonel Ely Ould Mohamed Vall, directeur de la sûreté nationale depuis 1987 renversait le président Mauritanien Maouiya Ould Sid’Ahmed Taya au pouvoir depuis le 12 décembre 1984 alors qu’il revenait des obsèques du roi Fahd, en Arabie Saoudite. Le colonel Ely Ould Mohamed Vall n’était pas sans expérience en la matière. Le 12 décembre 1984 il avait aidé ould Taya à déposer le président Mohamed Khouna Ould Haidallah. Depuis 1987, il servait le régime Ould Taya, comme directeur de la sûreté nationale.
Colonel Ely Ould Mohamed Vall, originaire de la région de l’Inchiri (nord de Nouakchott), né en 1951 à Nouakchott, est issu d’une tribu guerrière et rebelle sous la colonisation. Ancien de l’école des enfants de troupe de Fréjus, en France, où il demeura sept ans, il intégre l’armée mauritanienne comme officier au début des années 1970 après avoir suivi des études secondaire, formé en France enter 1966 et 1973, puis à l’Académie militaire de Meknés, au Maroc, d’où il est sorti major de sa promotion en 1976. Il participe de loin au coup d’Etat qui renverse Mokhtar Ould Daddah le 10 juillet 1978. Il est beaucoup plus à l’aise en français qu’en arabe. Sa promotion est rapide. Il est nommé en 1980 commandant des régions militaires de Trarza (Sud) puis de Nouakchott (6e region militaire). Fidéle du “système” du président Ould Taya, il se trouve à ses côtés en tant que commandant de la 6e région militaire au moment de son arrivée au pouvoir suite au coup d’Etat qui renverse le 12 décembre 1984 le président Khouna Ould Haidallah, qui participait au Burundi au sommet franco-africain et depuis il est numéro deux de l’Etat.
En 1988, il est nommé directeur général de la Sûreté nationale et dirigeait les services de renseignements et de police, Poste qu’il occupait jusqu’à sa désignation à la Présidence du Conseil Militaire pour la justice et la Démocratie. Le colonel Vall, a vécu toutes les crises mauritaniennes: la guerre contre le Polisario, les crises de 1989 avec le Sénégal, celle de 1991 lors de la guerre du Golf, celle de 1992 lors des débuts heurtés de la démocratisation, les arrestations d’opposants et leurs exécutions aussi.

MEMBRES DE CONSEIL MILITAIRE POUR LA JUSTICE ET LA DÉMOCRATIE

Les 17 membres de Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie sont:

Président: Colonel Ely Ould Mohamed Vall

Colonel Abderrahmane Ould Boubacar;
Colonel Mohamed Abdel Aziz (cousine de Président);
Colonel Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed;
Colonel Ahmed Ould Bekrine;
Colonel Sogho Alassane;
Médecin Colonel Ghoulam Ould Mohamed;
Colonel Sidi Mohamed Ould Cheikh El Alem;
Colonel Negri Felix;
Colonel Mohamed Ould Meguett;
Colonel Mohamed Ould Mohamed Znagui;
Médecin Colonel Kane Hamedine;
Colonel Mohamed Ould Abdi;
Colonel Ahmed Ould Ameine;
Colonel Taleb Mostapha Ould Cheikh;
Colonel Mohamed Cheikh Ould Mohamed Lemine;
Capitaine de Vaisseau Isselkou Ould Cheikh El Wely

Les putschistes affirmant dans leur premier communiqué en date du 3 août 2005 que:

“Les Forces Armées et de Sécurité ont unanimement décidé de mettre fin aux pratiques totalitaires du régime déchu dont notre peuple a tant souffert ces dernières années. Ces pratiques ont engendré une dérive dangereuse pour l’avenir du pays. A cet effet, les Forces Armées et de sécurité ont décidé de la mise en place d’un Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie. Ce Conseil s’engage devant le peuple mauritanien à créer les conditions favorables d’un jeu démocratique ouvert et transparent sur lequel la société civile et les acteurs politiques auront à se prononcer librement. Les Forces Armées et de Sécurité n’entendent pas exercer le pouvoir au delà d’une période de deux ans, jugée indispensable pour la préparation et la mise en place de véritable institutions démocratiques.
Le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie s’engage enfin à respecter tous les traités et conventions internationaux ratifiés par la Mauritanie.

Le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie

Nouakchott le 03 août 2005”

PAR LE COMMUNIQUÉ DU 5 AOÛT, le nouveau régime “a décidé, en attendant la mise en place de véritables institutions démocratiques, d’exercer lui-même les pouvoirs nécessaires à la conduite de l’Etat et des affaires publiques pendant la période transitoire qu’il a fixée. C’est ainsi que ce Conseil a décidé de réaménager et de compléter les dispositions de la constitution du 20 juillet 1991 par une charte constitutionnelle qui sera promulguée dans les prochains jours. Le nouveau dispositif prévoit le maintien des dispositions de cette constitution relatives à l’Islam et aux libertés individuelles et collectives, l’exercise par le Conseil Militaire pour le Justice et la Démocratie des pouvoirs législatif et exécutif et par conséquent la mise d’un terme aux pouvoir du parlement actuel, le maintien du Conseil supérieur de la magistrature, des cours et tribunaux, de la Court des comptes, du Haut conseil islamique et le réaménagement des compétences du Conseil constitutionnel. Pour leur part, les conseils municipaux continueront l’exercice de leur mandat. Il en est de même des partis politiques, des associations et syndicats légalement constitués qui continueront à exercer librement leurs activités conformément à la loi”.

CHARTE CONSTITUTIONNELLE par le communiqué du 6 août, Le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie a rendu publique la charte constitutionnelle qu’il a promulguée le même jour. Cette charte définit l’organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics constitutionnels pendant la période transitoire:

“Le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie a délibéré et adopté; Le président du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie promulgue l’ordonnance portant charte constitutionnelle définissant l’organisation et le fonctionnement des pouvoir publics constitutionnels pendant la période transitoire, dont la teneur suit:

Article premier: est promulguée la charte constitutionnelle définissant l’organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics constitutionnels pendant la periode transitoire, dont le texte figure ci-après: Charte constitutionnelle définissant l’organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics constitutionnels pendant la période transitoire. Les forces armées et de sécurité ont pris devant le peuple mauritanien, le 3 août 2005, l’engagement de créer les conditions favorables à un jeu démocratique ouvert et transparent et de mettre en place de véritables institutions deemocratiques, à l’issue d’une période transitoire n’excédant pas deux (2) ans. Elles proclament leur volonté de respecter tous les engagements internationaux pris au nom de l’Etat et d’adhérer aux principes consacrés par la déclaration universelle des droits de l’homme, la charte des Nations Unis, la ligue des Etats Arabes, l’Union Africaine et l’Organisation de la Conférence Islamique.

La présente charte constitutionnelle a pour objet de définir l’organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics constitutionnels pendant la période transitoire.

ARTICLE PREMIER: les dispositions de la constitution du 20 juillet 1991, y compris le préambule, relatives à l’Islam, aux libertés individuelles et collectives et aux droits et prérogatives de l’Etat sont mainttenues. Les autres dispositions de la constitution du 20 juillet 1991 sont réaménagées et complétées par les dispositions de la présente charte constitutionnelle.

ARTICLE 2: Les forces armées et de sécurité exercent, par l’intermédiaire du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie, les pouvoirs nécessaires pour la conduite de l’Etat et des affaires publiques pendant la période transitoire nécessaire à la création des conditions favorables à un jeu démocratique ouvert et transparent et à la mise en place de véritable institutions démocratiques, telle que mentionnée ci-dessus au préambule.

ARTICLE 3: Le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie exerce par voie d’ordonnance le pouvoir législatif dans les matières prévues à l’article 57 de la constitution, il est mis fin aux pouvoirs du parlement élu en octobre 2001.

ARTICLE 4: Le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie désigne son président dans les formes prévues par le règlement intérieur du Conseil. Le président est responsible devant le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie. Les membres du Conseil sont nommés par ordonnance du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie.

ARTICLE 5: Le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie se réunit en session ordinaire tous les trois mois et, en session extraordinaire, sur convocation de son président ou à la demande des deux tiers des membres.

ARTICLE 6: Le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie exerce le pouvoir exècutif et notamment les prérogatives prévues aux articles 23 à 39 du titre II de la constitution du 20 juillet 1991. Le président du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie nomme le premier ministre et les ministres. Le premier ministre et les ministres sont responsible devant le président et devant le Conseil.

ARTICLE 7: En cas d’absence ou d’empêchement du président du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie, il est suppléé dans ses fonctions selon les formes prévues par le règlement intérieur du Conseil.

ARTICLE 8: Le Conseil supérieur de la magistrature, les cours et tribunaux, le Haut conseil islamique et la Court des comptes continuent à exercer leurs compétences conformément aux textes les régissant.

ARTICLE 9: Sans préjudice de ses attributions en matière électorales qui sont maintenues, le Conseil constitutionnel peut être consulté par le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie sur toute question d’intérêt constitutionnel.

ARTICLE 10: La présente charte sera modifiée ou complétée en tant que de besoin, par ordonnances constitutionnelles.

ARTICLE deux: La présente charte constitutionnelle sera publiée suivant la procédure d’urgence et au journal officiel.

Fait à Nouakchotte, le 06. 08. 2005”

Les signes de la fin d’un régime autoritaire soutenu par la France, les Etat-Unis et Israèl se multipliaient depuis plusieurs années, particulièrement depuis le coup d’Etat manqué du 8-9 juin 2003, dirigé par les commandants Saleh Ould Hannena et Mohamed Ould Cheikhna. Il avait été tenu échec par les forces loyalistes après deux jours de combats qui ont fait 16 morts et 68 blessés selon un bilan officiel et responsible de la destruction d’un grand nombre de matériel militaire. Deux autres tentatives de coup d’Etat avaient eu lieu le 27 août et le 2 septembre 2003.

Le coup d’Etat mené sans effusion de sang, a été accueilli avec soulagement par la classe politique mauritaniennes, mais avec des réserves de la communauté internationale qui ne reconnait pas le changement d’un gouvernment par la force. Une periode d’instabilité s’ouvre pour la Mauritanie qui possede de nombreuses richesses minières récement découvertes et qui connait des conflits ethniques depuis plusieurs années. Les prétentions “unificateur” du président Ould Taya a profondément marqué la Mauritanie. Il a brisé le mythe d’invincibilité qui en deux ans, s’était construt autour du lui.

Le divorce définitife fut consommé après les élections présidentielles du 7 novembre 2003. Quelques jours après les résultats, Ould Taya fit arrêter son principal concurrent, l’ancien président Mohamed Khouna Ould Haidallah qu’il avait renversé le 12 décembre 1984. Tous les spécialistes de la Mauritanie s’accordent à dire que le régime était arrivé à son terme. Les signes de mécontentement ont commencé au mois de juin 2003. En juillet 2003 un remaniement ministériel, où sont limogés sans explications plusieurs proches de Ould Taya, encore, en juillet 2004, 9 ministres sont remplacies; tout cela renforcet le point de vue des analystes selon lesquels Ould Taya n’est plus un président qui controle la situation.

En plus, en août 2004, les arrestations surprises dans les rangs de l’armée sont dirigées surtout contre les Mauritaniens de l’est du pays, région d’où ètaient originairs plusieurs des putschistes de 2003. Cette regions est connue pour ses règlements de comptes tribaux depuis des siècles. Le 25 septembre 2004 plusieurs officiers avaient été arrêtés, parmi lesquels le capitain Abderhamane Ould Mini, l’un des cerveaux présumés du 8 juin 2003. Cela n’avait pas empêché une nouvelle annonce de coup d’Etat rate, le 28 septembre 2004. Le 9 octobre suivant, c’étaitt au tour de Salah Ould Hannena de tomber dans les mains de la sécurité mauritanienne dirigée par Ould Mohamed Vall. Il a été condamné le 3 février 2003 à la perpétuité, avec Ould Mini, lors d’un procès organisé à l’est de la capitale, à Wag Naga, où comparaissaient 200 co-inculpés des trois tentatives de coups d’Etat de 2003 et 2004.

Enfin, sa politique visait à rennforcer les relations de la Mauritanie s’opposait avec Israèl aux pays Arabes et Islamiques plus intransigeantes sur la question Palestinienne Ould Taya, avait engagé un bras de fer, non seulement avec les mauritaniens modérés mais aussi avec le monde arabo-musulman qui voi les palestiniens tués par les Israèlienns tous les jours.

Au début de son régne, ami de Saddam Hussein et pro-irakiens, Ould Taya a établi des relations diplomatiques avec Israèl en novembre 1995, d’abord en créant de consulat puis l’ambassade en octobre 1999, ni le Maroc, ni l’Algérie ni la Tunisie n’avaient osé ouvrir une ambassade a Tel-Aviv ou une ambassade israèlienne dans leurs capitales.

A partir de cette période, Ould Taya engage une répression accrue dans les milieux islamistes; arrestations d’opposants, détentions de plusieurs imams, fermetures de Centres islamiques saoudiens à Nouakchott. Toutes les portes à l’opposition légale et autres organisations de la société civile sont fermées. Même le Parti républicain démocratique et social du président Ould Taya ne soutient plus sa politique étrangère et après le coup d’Etat du 3 août 2005 et son ralliement au nouveau régime, il fait partie du gouvernment.

Ses relations diplomatiques avec Israèl et son le soutien à la politique de Washington lors de la première guerre du Golfe contre l’Iraq et la participation de son régime à l’Initiative “Pan-Sahel”, un programme stratégique de l’armée américaine, au mois de juin 2005 pour traquer les islamistes au Sahara, ont été considérés comme une tradison par tous les partis politiques mauritaniens.

Depuis 2003 Ould Taya s’était efforcé en vain d’établir des liens entre les partis d’opposition et le terrorisme islamiste, et à cause de cette politique il s’est créé beaucoup d’ennemis et personne ne s’est opposé au coup d’Etat du 5 août et ne s’est lamenté de sa mise à l’écart.

ELY OULD MOHAMED VALL: Que va faire ce pilier de l’ancien régime de ces deux années qu’il s’est donné pour remettre le pouvoir en adéquation avec le peuple Mauritanien? Sera-t-il capable de tenir sa promesse et de ne pas se présenter à la présidentielle en mars 2007? Notre spécialiste des affaires mauritaniennes, lui, ne pense pas qu’il aille abandonner complètement les rênes du pouvoir.

Quelques semaines après le coup d’Etat du mois d’août 2005, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, habillé désormais en civil avait établi des relations amicales et de confiance avec plusieurs chefs d’Etat africains et avait effectué une visite officielle au Maroc du 21 au 22 novembre 2005 à l’invitation du roi du Maroc. Il avait également fait une visite au Burkina Faso le 20 décembre 2005 à l’occasion de l’investiture du Président Blaise Compaore. Il a en plus fait une visite de travail et d’amitié en Libye le 25 décembre et il va sans doute continuer à pratiquer ce genre de visites diplomatiques dans d’autres pays africains et essaie maintenant de se comporter en véritable chef d’Etat.

La Présidence du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie communique par décret 095/2005 en date du 10 août 2005 sont nommés:

Sidi Mohamed Ould Boubacar; Primier ministre (Sidi Mohamed à déjà occupé ce poste sous l’ancien régime entre 1992 et 1996).
Ahmed Ould Sidi Ahmed, Ministre des Affaires étrangères.
Mahfoudh Ould Bettah, Ministre de la Justice.
Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, Ministre de l’Intérieur, des postes et télécommunications.
Abdellahi Ould Souleymane Ould Cheikh Sidiya, Ministre des Finances.
Mohamed Ould Abed, Ministre des Affaires Economiques et du développement.
Bâ Ibrahima Demba, Ministre de l’Equipement et des transports.
Mehla mint ahmed, Ministre de la Culture, de la jeunesse et des sports.
Bâ Abderrahmane, Ministre du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme.
Mohamed Ali Ould Sidi Mohamed, Ministre de l’Energie et du pétrole.
Ely Ould Ahmedou, Ministre de l’Hydraulique.
Mohamed Ould Ismael Ould Abeidna, Ministre des Mines et de l’Industrie.
Gandega Silly, Ministre du Développement rural et de l’environnement.
Naji Ould Mohamed Mahmoud, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Cheikh Ahmed Ould Sid’Ahmed, Ministre de l’Enseignement fondamental et secondaire.
Mohamed Ould Ahmed Ould Jek, Ministre de la Fonction public et de l’emploi.
Saadna Ould Behaide, Ministre de la Santé et des affaires sociales.
Yahya Ould Sid’El Moustaph, Ministre changé de l’Alphabétisation, de l’orientation islamique et de l’enseignement originel.
Cheikh Ould Ebbe, Ministre de la Communication.
Nebghouha Mint Tlamid, Secrétaire d’Etat chargée de la Condition féminine.
Maniana Sow Mohamed Deyna, Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée des Technologies Nouvelles.
Abdi Ould Horma, Secrétaire d’Etat chargé de l’Etat civil.
Bismillah Elih Ould Ahmed, Secrétaire d’Etat chargé de l’Union du Maghreb Arabe.
Bâ Seydou Moussa, Secrétaire général du gouvernement.
Mohamed Lemine Ould Dahi, Le Directeur de Cabinet Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie.

NOUVEAUX DIRIGEANTS EN MAURITANIE

Le Colonel Ely Ould Mohamed Vall, ancien chef des services de renseignements spéciaux Mauritaniens, qui avait renversé par un Coup d’Etat le 3 août 2005 Ould Taya a remis tous les pouvoirs au Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi nouvellement élu le 19 Avril 2007.
C’est la première fois dans l’histoire politique de la Mauritanie que le pouvoir change de mains sans un coup d’Etat militaire.
Le Colonel Ely Ould Mohamed Vall, avait organisé une série d’élections qui avaient débuté le 15 Novembre et le 3 Décembre 2006 avec un vote parlementaire, suivi d’une élection présidentielle. Les candidats suivants avaient été approuvés par le Ministère de l’Intérieur le 2 Février 2007 comme étant les candidats valables pour cette élection présidentielle. Certains d’entre eux sont bien connus de tous et avaient servi en tant que Ministres dans les gouvernements précédents. L’orthographe de leurs noms ci-dessous est conforme à celle de la liste approuvée par le Ministére de l’Intérieur.

  1. Zein Ould Zeidane,
  2. Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi
  3. Moulaye el Hacen Ould Jeyid
  4. Mohamed Ould Maouloud
  5. Dahane Ould Ahmed Mahmoud
  6. Ahmed Ould Daddah (demi-frère du premier Président Mauritanien après l’indépendance)
  7. Mohamed Ould Bab Ahmed Ould Salihi
  8. Mohamed Khouna Ould Haidalla (le leader du Coup d’Etat du 4 Janvier 1980 et Président jusqu’à ce qu’il soit renversé par Ould Taya et Ould Vall le 4 Décembre 1984. Il avait aussi été le candidat à l’élection présidentielle du 7 Novembre 2003).
  9. Isselmou Ould El-Moustapha
  10. Mohamed Ould Cheikhna
  11. Messoud Ould Boulkheir
  12. Saleh Ould Mohammedou Ould Hanana
  13. Mohamed Ould Mohamed El Moctar Ould Tomi
  14. Ba Mamadou Alassane
  15. Ragel dit Rachid Moustapha
  16. Mohamed Ould Ghoulam Ould Sidati
  17. Sidi Ould Isselmou Ould Mohamed Ahid
  18. Ethmane Ould Cheikh Ahmed Ebi El Maali
  19. Ibrahima Moctar Sarr
  20. Chbih Ould Cheikh Melainine

Le premier tour des élections présidentielles a eu lieu le 11 Mars 2007 et les 3 candidats, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi, Ahmed Ould Daddah et Zein Ould Zeidane qui sont arrives en tête ont été approuvés par la Commission Electorale pour être des candidats à l’élection finale qui a eu lieu le 25 Mars 2007. Zein Ould Zeidane a retiré sa candidature et a offert son soutien final à Abdellahi.
Les autre candidats qui ont obtenu un certain nombre de voix ont entamé des négociations avec les 2 finalistes pour obtenir le meilleur traitement possible de leurs affaires et de celles de leur région en échange de leur soutien électoral. La récompense dépend des pouvoirs que le chef de tribu détient dans sa région.
Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi, 69 ans, et Ahmed Ould Daddah, 65 ans, sont tous les deux de bons technocrates et ont servi comme ministres dans les gouvernements précédents.
En ce qui concerne Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi, il a passé pluseurs mois en prison sous le régime d’Ould Taya, et 14 ans en exil. Il est renter en Mauritanie en 2003. Il est devenu le premier président Mauritanien à être élu démocratiquement depuis l’Indépendance en 1960. Ayant été rôdé dans les affaires politiques Mauritaniennes, il a bénéficié du soutien non officiel de l’armée et du Parti Républicain démocratique et social qui gouvernait la Mauritanie depuis l’indépendance et aussi d’autres groupes d’opposition quand il a commencé sa campagne électorale, et à cause de cela, l’auteur de ces lignes, dans une interview avec la BBC, qui a été diffusée le matin du 11 Mars, a pu établir que les 3 candidats seraient en tête au premier tour et prédire que Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi serait élu.
Dans sa première allocution, après son coup d’Etat, le Colonel Old Vall a declare à son pays et au monde qu’il ne recherchait pas le pouvoir pour le pouvoir et que tout ce qu’il désirait, lui et ses collègues militaires, c’était de renverser la dictature et de faire de nouveau de la Mauritanie un pays démocratique et libre. Il a promis également que les militaires abandonneraient le pouvoir et le remettraient à un corps électoral élu dans les 2 ans, et que, en dehors de ce corps électoral normalement élu, ni lui, ni aucun de ses collègues militaries qui avaient pris le pouvoir, ni les members du gouvernement nommés par le Conseil militaires ne seraient aurorisés à se porter candidats à une élection présidentielle. En fait trés peu d’experts Mauritaniens le crurent et le Coup d’Etat militaire fut très unanimement condamné par de nombreux pays dont les Nations Unies.
Un Conseil Militaire pour la liberté et la démocratie fut alors mis en place après le Coup d’Etat et le Colonel Ely Ould Mohamed Vall en devint le président. Le Conseil Militaire a alors établi une Feuille de Route.
Quelques semaines après le Coup d’Etat, ce Conseil Militaire a accordé l’amnistie à tous les prisonniers politiques et a encouragé les politiciens en exil à rentrer au pays et à prendre part à la vie politique locale. En même temps, le Conseil Militaire a entrepris de metre au point un texte de loi constitutionnel qui entraînait la réadoption de la constitution de 1991 après que les amendements de certaines dispositions ont été soumis à un referendum national. Et cela a été apprové à 66, 94 % le 15 juin 2006. L’objet principal de ces amendements était de garantir l’exercice du pouvoir dans les articles suivants:

  1. article 26 (proposition 1) réduire le temps d’exercice de la présidence de 7 à 5 ans.
  2. article 26 (proposition 3) fixer l’âge limite des candidats à la présidence à 75 ans.
  3. article 28, le Président ne peut être réelu qu’une seule fois pour une nouvelle période présidentielle.
  4. article 99, faire en sorte que l’office présidentiel (sa durée et la possibilité de le renouveler une seule fois) soit considéré comme étant sur la liste des amendements constitutionnels qui ne peuvent pas être modifiés par le Président en exercice.

   Auparavant la durée d’exercice de la Présidence était basê sur le modèle français, qui permet au Président de se représenter autant de fois qu’il voulait.

Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi a prêté le serment d’office le 19 Avril 2007 et le 20 Avril il a nommé Zeine Ould Zeidane, âgé de 41 ans, Premier Ministre qui, au premier tour des élections présidentielles, a été classé troisième et s’est démis en faveur d’Abdellahi et quelques jours plus tard, le Premier Ministre a soumis les Ministres suivants à l’approbation du Président:

Ministre des Affairs Étrangères et de la Coopération: Ould Mohamed Lemine Mohamed Saleck,
Ministre de la Défense nationale: Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine,
Ministre de l’Intérieur: Yall Zakaria Alassane,
Ministre de l’Economie et des Finances: Abderrahmane Ould Hama Vezaz.
Ministre de l’Education Nationale: Nebghouha Mint Mohamed Vall,
Ministre des Affaires islamiques et de l’Enseignement original: Ahmed Vall Ould Saleh,
Ministre de l’Emploi, de l’Insertion et de la Formation professionnelle: Cheikh El Kebir Ould Chbih,
Ministre de la Santé: Dr Mohamed Lemine Ould Raghani,
Ministre du Pétrole et des mines: Mohamed El Moctar Ould Mohamed El Hacen.
Ministre des Pêches: Assane Soumare.
Ministre du Commerce et de l’Industrie: Sid Ahmed Ould Raiss,
Ministre de l’Artisanat et du Tourisme: Madine Madiaw,
Ministre de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire: Yahya Ould Kebd,
Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage: Issagha Correra,
Ministre de l’Equipement, de l’Urbanisme et de l’Habitat: Mohamed Ould Bilal,
Ministre des Transports: Ahmed Ould Mohameden Ould Tolba,
Ministre de l’Hydraulique, de l’Energie et des TIC, Oumar Ould Yali,
Ministre de la Culture et de la Communication: Mohamed Vall Ould Cheikh,
Ministre de la Fonction publique et de la modernisation de l’Administration: Abdel Aziz Ould Dahi,
Ministre de la Justice: Limam Ould Teguedi.

Que faut-il penser de cette junte militaire mauritanienne qui remet tout pouvoir à un gouvernement civil élu? Une chose est sûre: les organisateurs du coup militaire du 3 Août 2005 ne sont pas allés très loin. Cependant Ould Vall et son Conseil Militaire ont certainement réussi à faire quelque chose qui va causer des problèmes à d’autres leaders Africains et Arabes qui croient encore que les pays qu’ils gouvernent sont pour eux des affaires privées. Dans l’histoire des coups militaires Arabes et Africains, il n’y a eu qu’un seul exemple où le pouvoir militaire ait cédé volontairement la place à un gouvernement civil. Ça a été le cas du gouvenement du générale Siwar al-Dahab qui a été dirigé par le Premier Ministre al-Zazuli Dafalla et qui s’est démis le 6 Mai 1986 en faveur du gouvernement de Sadiq Mahdi qui a pris le pouvoir le même jour au Soudan. Mais l’Armée a fait un retour en force et a gardé le pouvoir depuis cette époque. Le seul moyen qui reste pour le Soudan de changer son régime c’est de faire un autre Coup d’Etat.
La chose tragique dans le monde Arabe et Africain est que les gens qui sont au pouvoir font absolument tout pour garder ce pouvoir jusqu’à la mort. Le général Zine el-Abidine Ben Ali par exemple, qui avait renversé Habib Bourguiba le 7 Novembre 1987, changea la Constitution pour permettre au mandat présidentiel de 7 ans d’être renouvelé une fois seulement et non-renouvelable une autre fois. Il promettait en même temps de ne pas chercher lui-même à se représenter à un troisième mandat.
Ces amendements contitutionnels furent approuvés par référendum. Mais alors que son éventuel second mandat approchait, Ben Ali à nouveau changea la constitution pour lui permettre lui permettant de se présenter à une élection presidentielle avec un mandat indéfiniment renouvelable tous les 7 ans.
D’autres exemples sont ceux du Président Hafiz al-Asad qui est resté au pouvoir jusqu’à la mort et succédê par son fils et Mubarak et Qaddhafi, tous les deux depuis plus de 30 ans au pouvoir. Mais celui qui détient le record c’est encore le Président El Hadj Omar Bongo Ondimba du Gabon qui, à l’âge de 31 ans, en 1967, est devenu le plus jeune Président du monde et c’est toujours lui et sa famille qui aujourd’hui dirigent encore le Gabon.

COUP D’ETAT MILITAIRE SANS EFFUSION DE SANG EN MAURITANIE LE 6 AOÛT 2008

Vers 7 heures du matin, le 6 Août, la Radio Nationale de Mauritanie a lu le texte d’un décret présidentiel de l’Office du Président signé par le Président lui-même. Dans ce décret, le Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, démettait de leurs functions trois généraux haut-placés des Forces armées de Mauritanie: le général Mohamed Ould Abdel Aziz, Chef de la garde présidentielle, le géneéal Mohamed Ould Ghazouani, Chef d’Etat-Major et le général Félix Negri, Chef de la gendarmerie.
Vers 11 heures du matin les 3 généraux démis se sont dirigés vers le Palais présidentiel sans qu’aucun coup de feu ne soit tiré, ont frappé à la porte du Président et l’ont emmené dans une maison de détention. Ces 3 officiers de l’armée étaient tous des membres du Conseil Militaire qui avait organisé le coup du 3 Août 2005.
Et cette fois-ci ça a été le 10ème coup militaire. Le premier coup avait eu lieu le 10 juillet 1978, quand le 1er Président Moktar Ould Daddah, qui dirigeait alors la Mauritanie après qu’elle ait obtenu son indépendance de la France le 28 Novembre 1960, fut renversé par le Colonel Moustapha Ould Salek.
Les généraux qui ont mis sur pied le coup du 6 Août 2008 avaient pris part à tous les coups militaires précédents et Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi était alors Ministre d’Ould Daddah quand le 1er coup militaire eut lieu le 10 juillet 1978 et était devenu ensuite membre de presque tous les gouvernements qui allaient être par la suite démis par l’armée. Il avait passé de nombreuses années en prison et en exil avant d’être élu Président le 25 Mars 2007 et il prêta le serment de fonction le 19 Avril 2007.
Ce qui est difficile à comprendre c’est pourquoi Abdallahi a provoqué l’armée, surtout avec son expérience des coups militaires précédents et comment il a bien pu se faire élire par des généraux qu’il avait lui-même démis, et que toute l’armée mauritanienne et les familles des militaires votent pour lui.

Réactions internationales

Les réactions internationales s’opposant au coup d’Etat militaire du 6 Août ont été les même que celles occasionnées par le coup militaire du 25 Août 2005 et les réponses à ces réactions et les assurance données par le leader du coup, Ould Vall, équivalents, car les auteurs du coup prétendaient vouloir mettre simplement en place un système démocratique de gouvernement ce qui avait été négligé par Abdallahi. L’armée prétendait également qu’Abdallahi avait créé des conflits parmi les groupes ethniques mauritaniens et que son gouvernement ne traitait pas les problèmes de corruption et de terrorisme comme il fallait le faire, qu’il était davantage préoccupé par la consolidation de son pouvoir que par toute autre chose, et qu’il fallait procéder à l’élection d’un nouveau president.
En fait, depuis Mai 2008, les experts des problèmes mauritaniens, y compris l’auteur de ces lignes, recevaient des informations selon lesquelles l’armée envoyait des avertissements au gouvernement par l’intermédiaire de partis politiques de l’opposition. L’auteur de cet article apprit ainsi, par ses contacts en Mauritanie le 4 Août 2008, qu’il y avait des conflits entre le Président, l’armée et des politicians de l’opposition, qui paralysaient la vie politique, que la direction militaire perdait patience et que l’armée était maintenant prête à intervenir à tout moment.
Ce que la communauté internationale ne comprend pas bien dans les affaires politiques et les traditions mauritaniennes c’est que, quoiqu’il arrive en politique mauritanienne, l’armée a toujours le dernier mot.

Le Programme de l’armée

La première mesure de l’armée a été d’ériger un Conseil Militaire pour gouverner le pays et un décret fut promulgué démettant le Président Abdallahi de toutes ses fonctions.
La seconde mesure a été d’obtenir le support des partis politiques, des trade-unions et des organisations de la société civiles qui s’opposaient au totalitarisme d’Abdallahi. Pendant les tout premiers jours les supporters de l’armée organisèrent des défilés et des meetings dans de nombreuses villes du pays et ces meetings passèrent sur les écrans de la télévision et dans les bulletins d’information du pays. Il y eut aussi des protestations contre le coup mais ces protestataires étaient trop peu nombreux pour pouvoir causer un problème aux dirigeants du coup d’Etat.

Les membres du Conseil Militaire sont les suivants:

Le général Mohamed Ould Abdel Aziz, (membre du coup d’Etat, 2005)
Le général Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed, (membre du coup d’Etat, 2005)
Le général Felix Negré, (membre du coup d’Etat 2005)
Le colonel Ahmed Ould Bekrine, (membre du coup d’Etat 2005)
Le colonel Mohamed Ould Cheikh Ould El Hadi,
Le colonel Ghoulam Ould Mahmoud, (membre du coup d’Etat 2005)
Le Colonel Mohamed Ould Meguet, (membre du coup d’Etat 2005)
Le colonel Mohamed Ould Mohamed Znagui,
Le colonel Dia Adama Oumar,
Le colonel Hanena Ould Sidi
Le colonel Ahmedou Bemba Ould Baye,
Le colonel Messgharou Ould Sidi

La troisième mesure a été de metre en place un cabinet civil appelé à diriger le pays sous la supervision du Conseil Militaire jusqu’à l’élection d’un nouveau president. Cette mesure été prise le 31 Août et la liste complete des membres de ce cabinet civil apprové par le Coneil Militaire se trouve ci-dessous.

Premier minister: Moulay Ould Mohamed Laghdaf
Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération: Mohamed Mahmoud Ould Mohamedou,
Ministre des Affaires Economiques et du Développement: Sidi Ould Tah
Ministre des Finances: Sid’Ahmed Ould Raiss
Ministre de la Défense Nationale: Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine
Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation: Mohamed Ould Maaouya,
Ministre de la justice: Amadou Tidjane Bal,
Ministre de l’Education Nationale: Ahmed Ould Bah
Ministre des Affaires Islamiques et de l’Enseignement Originel: Othmane Ould Cheikh Ahmed Aboul Maali
Ministre de la Fonction Publique, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle: Hacen Ould Limam Ould Amar Jowda
Ministre de la Santé: Mohamed Abdellahi Ould Siyam
Ministre du Pétrole et de l’Energie: Die Ould Zeine
Ministre des Pêches et de l’Economie Maritime: Hacenna Ould Ely
Ministre du Commerce, de l’Artisanate et du Tourisme: Bamba Ould Dermane
Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire: Sy Adama
Ministre du Développement Rural: Messaouda Mint Baham
Ministre de l’Equipement et des Transports: Camara Moussa Seydi Boubou
Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement: Mohamed Lemine Ould Aboye
Ministre de l’Industrie et des Mines: Mohamed Abdellahi Ould Oudaa
Ministre de la Culture, de la jeunesse et des Sports: Sidi Ould Samba
Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement: Mohamed Ould Mohamed Abderrahmane Ould moine
Ministre des Affaires Sociales, de l’Enfance et de la Famille: Selama Mint Cheikhna Ould Lembrabott
Ministre Délégué auprès du Premier Ministre chargé de l’Environnement et du Développement Durable: Mohamed Ould Ahmed Salem
Secrétaire d’Etat chargé de la Modernisation de l’Administration: Sidi Ould Mayouf
Secrétaire d’Etat chargé des Affaires Maghrébines: Mohamed Abderrahmane

Selon les curriculum Vitae publiés par l’Agence Mauritanienne d’Information le 31 Août 2008, ces ministres (y compris 2 femmes-ministres), sont des gens très qualifies, avec une bonne education et d’excellents technicians, mais comme toujours le dernier mot appartient au Conseil Militaire.
Avec le support de quelque parties politiques, d’un group important de la société civile et la mise en place d’un cabinet civil, il est difficile de voir comment la communauté internationale pourrait obliger les generaux mauritaniens à abandoner le pouvoir, d’autant plus que de nombreux parlementaires mauritaniens sont opposes au retour d’Abdallahi.

Le 22 Décembre 2008 le coup d’Etat militaire Guinéen avaient apporté un certain encouragement aux auteurs du coup d’Etat mauritanienn. Et encore une fois le coup a été condamné dans la sphere internationale, mais comme en Mauritanie beaucoup de Guinéens avaient souffert d’être mal gouvernés pendans des années avaient apporté eux aussi leur soutien à l’armée.
Ce que les Africains veulent avoir en grande quantité c’est du pain et du beurre, des emplois et des services médicaux efficaces, et, selon l’opinion de celui qui écrit ces lignes, ils ne sont pas encore prêts pour adopter un régime démocratique du genre occidental ou américain, alors que la plupart des dirigeants africains et arabes font de leurs regimes des espèces de monarchies présidentielles.
Et alors que les pays européens et les Etats-Unis réclament avec insistance le retour au pouvoir du president Abdallahi, la Chine, elle, accroit ses relations commerciales avec la Mauritanie. En fait, le 18 Février 2009, des dirigeants Chinois et Mauritaniens ont signé un accord commercial leur pernettant de financer des projets de développement communs dans le pays. Selon les termes de cet accord, la Chine financera des projets de développement d’une valeur de 100 millions de dollars princioalement dans le domaine de la santé, de l’agriculture, des transports urbains de la capitale et de l’éclairage de ses principales artères et dans d’autres secteurs de l’économie.

Election présidentielle de 2009 avec notes biographiques sur les candidats

La Junte militaire mauritanienne avait fixé originellement la date de la nouvelle élection présidentielle au 6 Juin 2009. Le général Mohamed Abdel Aziz avait abandonné son poste militaire pour être candidat à cette élection. Cependant, la Junte, à la suite d’une pression exercée par les Nations Unies, l’Union Européenne, l’Union Africaine et l’Organisation de la Conférence Islamique, (qui avaient refusé de reconnaître la légitimité du coup d’Etat militaire) a accepté avec l’accord de la Commission Internationale et des parties politiques mauritaniens (qui avaient refusé de participer à cette élection prévue) de reporter la date de cette élection au 18 juillet.
Le fait qu’il ait rompu toutes relations diplomatiques avec Israël (relations diplomatiques qui avaient été établies en 1999), qu’il ait remercié l’ambassadeur Israélien et fermé l’ambassade Israélienne le 5 Mars 2009 conformément aux recommandations du Conseil Militaire, a largement contribué à accroître sa popularité. C’est ce général Mohamed Ould Abdel Aziz, qui, ayant de bonnes capacités d’organisation et le support de l’armée, est considéré comme le candidat qui a le plus de chances de gagner.
Il y a dix candidats en course et au cas où il n’y aurait pas nettement un vainqueur le 18 juillet, un second tour aurait lieu le 1er Août.
Les noms des candidats sont les suivants:

  1. LE GENERAL MOHAMED OULD ABDEL AZIZ, 52 ANS est un militaire qui a effectué 30 ans de Service dans les Forces Armées mauritaniennes. Il a été formé à l’Académie militaire du Royaume marocain à Meknès. Homme d’une grande discrétion, il se fit connaître des Mauritaniens quand il réprima la tentative de coup d’Etat du 8-9 Juin 2003 contre le Président Maaouya Sid Ahmed Ould Taya. Deux ans plus tard, lui et son cousin le Colonel Ely Ould Mohamed Vall s’emparèrent du pouvoir dans un coup sans effusion de sang contre Ould Taya. Il devint alors chef de la garde Présidentielle Nationale et quand Sidi Abdellahi le démit de ses fonctions avec deux autres généraux en chef de l’armée, il démit à son tour avec ses collègues le Président élu le 6 Août 2008, prit le pouvoir en promettent des élections libres pour élire un nouveau Président et il devint chef du Conseil militaire.
    Il se présente lui-même comme étant le champion des pauvres pour combattre la corruption et le terrorisme. Sa première mesure a été de réduire les prix des produits de consommation et de promettre une meilleure distribution des revenus pétrolières à tous les Mauritaniens.
    Mais le plus grand problème qu’il va avoir à résoudre c’est le retour en Mauritanie des 13,000 réfugiés mauritaniens de race noire du Sénégal. Ce problème est apparu en 1989 quand Ould Taya a commencé son processus de purification ethnique dans les rangs de l’armée mauritanienne. Beaucoup de soldats noirs mauritaniens furent exécutés à cause de leur origine ethnique et en Avril 1989 plus de 24,000 d’entre eux furent expulsés au Sénégal. L’explication de ces faits fournie à l’époque par Ould Taya était qu’il y avait un conflit ethnique latent entre la Mauritanie et le Sénégal.
    Le retour en Mauritanie de ces réfugiés avait commencé en 2007 et avant les élections présidentielles de 2009, 250 familles de soldats exécutés par Ould Taya étaient rentrées en Mauritanie et on leur avait accordé des compensations à condition qu’elles renoncent à entamer des poursuites judiciaires contre l’armée. Environs 11,000 réfugiés sont aussi rentrés en Mauritanie et on leur a fourni toute l’aide nécessaire pour se réinstaller dans leur pays.
    Le général Mohamed Ould Abdel Aziz a rendu visite à ces Mauritaniens pendant sa campagne électorale et s’est engagé à apporter une solution rapide à leurs problèmes.
    Le général Mohamed Ould Abdel Aziz a remporté l’élections présidentielle du 18 juillet 2009 avec 52,58 pour cent des voix.
  2. LE COLONEL ELY OULD MOHAMED VALL ex-chef de la junte (2005-2007) qui avait rendu son pouvoir au Président élu Abdallahi, le 19 Avril 2007 est le cousin du Général Mohamed Abdel Aziz et il a surprise tout le monde en se présentant comme candidat aux élections présidentielles, les mauritaniennes croyez qui il a abandonné la politique quand il avait rendu le pouvoir le 19 Avril 2007 et allait recueillit 3,81 pour cent des voix.
  3. SALEH OULD MOHAMEDOU OULD HANENNA, ancien Commandant de la Garde Nationale et leader du putsch manqué contre Maaouya Ould Sidi Ahmed Taya les 8-9 juin 2003 et qui avait a été en fuite jusqu’un 12 Octobre 2004, a été Condamné à perpétuité le 3 Février 2005, mais a été libéré avec d’autres prisonniers par le Colonel Ely Ould Mohamed Vall après ce coup d’Etat de ce dernier le 6 Août 2005._Il fonda alors son propre parti politique: Le parti de l’Union pour le Changement (Hatem). Il fut élu au Parlement et candidat aux élections présidentielle de Mars 2007. Il obtint 7,5 pour cent des voix et apporta son soutien à Ahmed Ould Daddah au deuxième tour.
    Quand le Général Mohamed Ould Abde Aziz organisa so coup d’état le 6 Août 2008, il apporta son soutien complet aux leaders militaires et quand Abdel Aziz annonça qu’il se présentait aux élections présidentielles du 6 juin il le soutint à nouveau. Cependant l’accord de Dakar fut signé remettant les élections présidentielles au 18 juillet 2009. Alors il retira son soutiens au Général et se présenta lui-même aux élections présidentielles où il recueillit 1,31 pour cent des voix.
    C’était un admirateur des leaders nationalistes arabes tells que Gamal Abdel Nasser, Michel Aflaq et Saddam Hussein.
  4. AHMED OULD DADDAH, leader du Rassemblement des Forces démocratiques (RFD) qui s’est placé en 2ème position dans l’élection présidentielle de 2007, est un demi-frère du 1er Président de Mauritanie après l’indépendance et a accordé son appui à la destitution d’Abdellahi. Son parti a souffert ces dernières années de plusieurs défections dans ses cadres. Il s’est représenté aussi aux élections de 2009 où il a obtenu une 3eme place avec 13,66 des voix.
  5. KANE HAMIDOU BABA, ancien vice-président de l’Assemblée Nationale, cadre desisdent de l’Union des Forces Démocratiques d’Ahmed Ould Daddah et originaire de la vallée du fleuve Sénégal. Sa thèse de doctorat fut sur les problèmes de communication, thèse soutenue à l’Université de Paris II – Panthéon en 1983.
    Sa carrière politique avant débuté en 1991-92 alors qu’il s’était engage dans la formation d’un parti politique d’opposition, l’Union des Forces Démocratiques pour contester le régime autocratique de Maaouya Ould Taya. Au début d’Octobre 2000, la répression politique s’intensifia quand l’Union des Forces Démocratiques poussa le gouvernement à rompre les lien diplomatiques avec Israël. Le gouvernement fit valoir que le Parti incitait les gens à la violence et le dissout à la fin d’Octobre. Ce Parti dissous se renomma lui-même Rassemblement des Forces Démocratiques et Ahmed Ould Daddah en fut élu Président et Kane en devint le Vice Président.
    En soutenant la junte militaire le 6 Août 2008, il refusa de suivre Ould Daddah quand ce dernier changea ses positions et dénonça le coup en s’alliant avec le front anti-putsch. Quand Ould Daddah refusa de participer à l’élection du 6 juin, Kane annonça sa candidature ce qui obligea le parti à l’exclure. Il obtint 1,49 pour cent des voix.
  6. MESSAOUD OULD BOULKHEIR, Président de l’Alliance Populaire Progressiste et ancien président du Parlement. Il était le premier esclave noir à devenir un leader politique en Mauritanie. Il avait rejoint le Service Civil Mauritanien en 1960 et avait travaillé dans différentes villes. En 1980, Adjoint au gouverneur du district de Nouakchott et en 1981 il avait été nommé gouverneur des régions de Gorgol et Guidimakha. Le 12 Décembre 1984 Ould Boulkheir fit son entrée dans le gouvernement Mauritanien comme Ministre du développement rural, devenant ainsi le premier Haratine à occuper un tel poste.
    C’est politicien très respecté et expérimenté et il est la Voix des Haratines et des Minorités négro-africaines. On l’appelle “Notre Obama”
    C’est la 3ème fois que Ould Boulkheir, se présentait à des élections présidentielles et le 18 Juillet 2009 il a obtenu 16,29 pour cent des voix.
  7. HAMADY OULD MEIMOU, ancien députe et ambassadeur au Koweït; il a obtenu 1,28 pour cent des voix.
  8. MOHAMED JEMIL OULD MANSOUR, 42 ans, a fait ses études à l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah à Fez et dans les années 1990 il a émigré au Yémen et enseigné au Collège al-Iman. En 2003 beaucoup d’Islamistes ont été arrêtés et jetés en prison. Il s’est évadé et a été se réfugier en Belgique où on lui a accordé l’asile politique. En 2004 il est retourné en Mauritanie où il a été arrêté immédiatement et incarcéré. Il a été libéré avec d’autres prisonniers politiques quand le Colonel Ely Ould Mohamed Vall renversa Ould Taya le 3 Août 2005.
    Candidat du parti Tawassoul, (Rassemblement National pour la Réforme et le Développement) a l’occasion de l’élection de 2007, il a été élu Membre du Parlement pour le district de Nouakchott.
    Candidat à la présidence du Tawassoul, (Islamiste modéré), un parti qui a été légalisé en 2007, il prétend promouvoir un Islam tolérant, modéré et démocratique. Il s’est opposé au coup militaire du 6 Août 2008, a été candidat à l’élection présidentielle du 18 juillet 2009 où il a obtenu 4,76 pour cent des voix, un bon résultat pour un candidat se présentant pour la première fois.
  9. IBRAHIMA MOKTAR SARR. Issu de la minorité négro mauritanienne, Vice-Président de l’Assemblée nationale et Président de l’Alliance pour la justice et la démocratie, candidat à la Présidentielle de Mars 2007 où il avait recueilli 8%.
    Il avait soutenu le putsch de Général Mohamed Ould Abdel Aziz de 5 Août 2008. Candidate de son parti aux élections présidentielle de 18 Juillet et il décroche la quatrième place avec 4,59 pour cent des voix.
  10. SGHAIR OULD M’BARECK, était l’un des 4 candidats se présentant à l’élection présidentielle du 6 Juin 2009, mais il n’avait pas d’état-major, a fait très peu de campagne et ne s’est même pas servi de son temps alloué à la Radio et à la Télévision comme ces quatre candidates. La raison pour laquelle il ne s’est pas adressé aux Mauritaniens sur les ondes est peut-être parce qu’il ne sait pas bien parler en public.
    Quand l’élection fut reportés au 18 Juillet il se retira de la compétition et offrit son soutien au Général Ould Abdel Aziz bien que son nom resta sur la liste des candidates en compétition.
    En Avril 1992 il entra au gouvernement comme Ministre de l’Education Nationale, en 1993 Ministre du Développement rural et de l’environnement, en 1995, Ministre de la Santé et des affaires sociales, de 1997-1998, Ministre de l’Education Nationale, 1998-1999, Ministre du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme, vers la fin de 1999, Ministre de l’Equipement et des Transports, en 2000, Ministre de l’Education Nationale, en Novembre 2001, Ministre de la Justice. En juillet 2003 il est nommé Premier Ministre.
    Quand le Colonel Ely Ould Mohamed Vall s’empara du pouvoir le 3 Août 2005, lui et son gouvernement démissionnèrent le 7 Août 2005.
    Puis il disparut de la scène politique et on n’a plus entendu parler de lui jusqu’aux élections présidentielles du 2009.

QUATRIÈME PRÉSIDENT ÉLU DEPUIS L’INDÉPENDANCE EN 1960 ET CO-ORGANISATEUR DU 10ÉME COUP D’ETAT EN 2008.

Mohamed Ould Abdel Aziz, 52 ans, a prêté serment le 5 Août 2009 et il est devenu le quatrième président élu de la République islamique de Mauritanie. Son mandat est de cinq ans, renouvelable une seule fois selon la loi, et son gouvernement a été formé le 11 Août. Son équipe gouvernementale compte 27 ministres, principalement membres de la majorité ayant soutenu sa candidature aux élections présidentielle du 18 juillet 2009. Ce nouveau gouvernement est composé de ministres relativement jeunes. Le nombre de femmes (6) y est aussi relativement élevé en comparaison des précédentes équipes gouvernementales. Une de ces 6 femmes-ministres: Naha Mint Hamdi Ould Mouknass, la fille de Hamdi Ould Mouknass (ministre des Affaires Etrangères des années Mokhtar Ould Daddah) est nommée ministre des Affaires Etrangères. C’est la première fois qu’une femme est nommée à ce poste dans le monde arabe.
Voici la liste des membres du gouvernement:

Premier ministre: Moulay Ould Mohamed Laghdhaf,
Ministre de la justice: Baha Ould Ameida,
Ministre des Affaires étrangères et de la coopération: Mme Naha Mint Mouknass,
Ministre de la Défense nationale: Hamadi Ould Hamadi,
Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation: Mohamed Ould Boilil,
Ministre des Affaires Economiques et du Développement: Sidi Ould Tah,
Ministre des Finances: Kane Ousmane,
Ministre de l’Enseignement fondamental: Ahmedou Ould Idey Ould Mohamed Radhi,
Ministre de l’Enseignement secondaire et supérieur: Ahmed Ould Baya,
Ministre des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel: Ahmed Ould Neini,
Ministre de la Fonction Publique: Dr. Coumba Ba,
Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle: Mohamed Ould Khouna,
Ministre de la Santé: Dr Cheikh El Moctar Ould Horma Ould Babana,
Ministre de l’Energie et du Pétrole: Ahmed Ould Moulaye Ahmed,
Ministre des Pêches et de l’Economie maritime: Ghdafna Ould Eyih,
Ministre du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme: Bomba Ould Daramane,
Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire: Ismail Ould Bedde Ould Cheikh Sidiya,
Ministre du Développement Rural: Brahim Ould M’Bareck Ould Mohamed El Moctar,
Ministre de l’Equipement et des Transports: Camara Moussa Seydi Boubou,
Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement: Mohamed Lemine Ould Aboye,
Ministre de l’Industrie et des Mines: Mohamed Abdallahi Ould Oudaa,
Ministre de la Culture, de la jeunesse et des sports: Mme Cissé Mint Cheikh Ould Boyde,
Ministre de la Communication et des relations avec le Parlement: Mohamed Abdallahi Ould Boukhary,
Ministre des Affaires sociales, de l’enfance et de la famille: Mme Moulay Mint El Moctar,
Ministre délégué auprès du Premier ministre changé de l’environnement et du développement durable: Dr Drissa Diarra,
Ministre délégué auprès du Premier ministre, changé de la modernisation de l’administration et des TICs: Wagne Abdoulaye Drissa,
Ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Affaires maghrébines: Ikebrou Ould Mohamed,
Secrétaire général du Gouvernement: Ba Ousmane.

RELIGIONS

L’Islam de rite Malékite est religion d’Etat. Mais les autorités ne s’immiscent pas dans les affaires des quelques 4,500 Catholiques qui sont pour la plupart étrangers au pays.

CONDITIONS D’ADMISSION

Un passeport valide et un visa sont nécessaires ainsi qu’un certificat médical de vaccination contre la fièvre jaune. Pour de plus amples informations bien vouloir s’adresser à l’ambassade de la République de Mauritanie dans sont pays de résidence.


BIBLIOGRAPHIE SÉLECTIVE

Certains de ces titres ci-dessous sont épuisés, mais les ouvrages disponibles pour la vente sont publiés sur notre Site Internet www.librairiedumaghreb.com

La Librairie Du Maghreb peut vous conseiller utilement sur les possibilités d’acquérir les livres épuisés.

  • Amblard, S, Tichitt-Walata, (R.I.Mauritanie). Civilisation et industries lithique, 1984.
  • Arnaud, J., La Mauritanie. Aperçu historique, géography et socio-économique, 1972.
  • Beauvais, M.V-De, et al., Groupes Serviles au Sahara. Approche comparative à partir du cas des arabophones de Mauritanie, 2000.
  • Beslay, F., Les reguibats. De la paix français au Front Polisario, 1984.
  • Bonte, Pierre, L’émirat de l’Adrar mauritanien. Harîm, compétition et protection dans une société tribale saharienne, 2008.
  • Bonte, P et al., Al-Ansab. La quête des origins. Anthropologie historique de la société tribal arabe, 1991.
  • Bradley, P and Raynaur, C., The Quidimaka Region of Mauritania, 1977.
  • Chassey, F. De, Mauritanie 1900-1975. De l’order colonial à l’order nèo-colonial entre Maghreb et Afrique Noir, 1978.
  • Collectif, Introduction à la Mauritanie, 1979.
  • Curran, B. D and Schrock, J., Area Handbook for Mauritania, 1972.
  • Désiré-Vuillemin, G., Histoire de la Mauritanie des origins à l’Indépendance, 1997.
  • Duboc, G, Mauritanie, 1935.
  • Gerteiny, A, Mauritania, 1967.
  • Gillier, B., La pénétration en Mauritanie, 1926.
  • Maghreb Review, Special Numbers on Mauritania, Vol. 9, Nos. 5-6, 1984.
  • Mauritanyi, El H, L’indépendence … néo-coloniale, 1974.
  • Monod, T, L’Ile d’Arguin (Mauritanie) Essai historique, 1983.
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  • Norris, H. T., The Pilgrimage of Ahmad. An account of a 19th Century Pilgrimage from Mauritania to Mecca, 1977.
  • Ould Bah, El M., La litérature juridique et l’évolution du malikisme en Mauritanie, 1981.
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  • Ould Khalifa, Abdallah, La région du Tagant en Mauritanie. L’oasis de Tijigja entre 1660 et 1960, 1998.
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